J'aime le Cambodge

J'aime le Cambodge
# Posté le samedi 03 janvier 2009 19:13
Modifié le mardi 20 janvier 2009 15:07

L'ancien Ankor Wath

L'ancien Ankor Wath
Extrait du catalogue, par Albert Le Bonheur

Le Cambodge est l'un des nombreux pays de l'Asie du Sud-Est où, à la suite sans doute d'échanges commerciaux commencés dès la protohistoire (qui descend, dans ces régions, pratiquement jusqu'aux abords de l'ère chrétienne), s'est fait sentir de façon prépondérante l'influence de l'lnde.
Certains des éléments les plus élevés de la civilisation indienne, c'est-à-dire les religions - I'hindouisme (çivaïsme surtout, mais aussi vishnouïsme), le bouddhisme -, la langue sanskrite, qui est celle des textes religieux mais aussi de toute forme jugée supérieure de littérature indienne, certaines structures sociales même, sont passés de l'lnde au Cambodge, mais ils ont été adaptés et transformés, éventuellement magnifiés à leur profit par les élites locales.
De même l'art qui, comme en Inde, et dans les formes durables qui ont subsisté, est un art essentiellement religieux, de sanctuaires et de sculptures de divinités, a-t-il emprunté ses raisons, ses formes et ses procédés à l'lnde. Mais rapidement semble-t-il, - dès le Vlle siècle de notre ère, qui correspond aux plus anciens monuments d'importance subsistants - il s'est distingué de ses modèles, et a créé selon son esprit propre, témoignant de certaines qualités qui n'apparaissent pas en Inde même...

On divise commodément l'histoire du Cambodge en trois grandes périodes:
1) une période dite préangkorienne (des alentours de l'ère chrétienne jusqu'à la fin du Vllle siècle);
2) une période angkorienne, pendant laquelle, du IXe au XVe siècle, s'opère de règne en règne une centralisation plus poussée
du pouvoir souverain,la capitale étant toujours située, à une exception près, dans la région d'Angkor;
3) une période postangkorienne, qui commence à l'abandon d'Angkor (environ 1431) devant la menace thaïe, et qui se prolonge jusqu'à nos jours
# Posté le lundi 11 août 2008 17:35
Modifié le mercredi 25 mars 2009 08:46

le mariage Cambodgien

le mariage Cambodgien
Le mariage au Cambodge, est fait traditionnellement. Avant, il durait sept jours, après trois jours. Mais à partir de 1970 jusqu'à présent, il durait un jour seulement, à cause de la guerre et pendant le régime Pol Pot le mariage n'existait plus.(Il est vrai que, jusqu'en 1975, le mariage traditionnel durait plusieurs jours Cette tradition, qui coûtait très cher, n'a pas été reprise, essentiellement pour des raisons économiques)

Avant toute démarche officielle, la famille du jeune homme charge une femme de confiance légitimement mariée, ni divorcée, ni veuve et avoir de la chance de savoir si la jeune fille choisie est libre et de connaître son horoscope.
La femme de confiance de la famille du jeune homme, entremetteuse professionnelle ("la mère des tortues") va rendre trois visites à la mère de la future. Ce n'est qu'à la troisième visite qu'elle posait sur la boite à bétel de son hotesse le premier des cinq dons d'arec, en l'occurence deux noix, et qu'elle formulait la demande en mariage. Celle ci s'exprime par métaphores qui se précisent peu à peu.

Alors la conversation s'engage selon l'usage par métaphore entre le neak phlov (" gens de la route ") et les parents de la fille (" méba "). Si la réponse de la famille de la jeune fille est affirmative, c'est alors qu'a lieu de part et d'autre, la recherche de la concordance des signes de naissance du jeune homme et de la jeune fille par un astrologue. (explications détaillées dans horoscope)

Le jour du mariage est arrivé.
Le marié va chez la mariée en tenant les fleurs d'aréquier et accompagné par un long cortège conduit par l'achar.
Les gens portent des gâteaux, des fruits et des boissons. Le cortège est composé des garçons d'honneurs et des enfants d'honneur, des parents et des invités. On marche au son de la musique.
Puis la marié accueille le marié devant la porte au coup du gong trois fois donnés par l'achar. La mariée met une guirlande de fleurs embaumées au cou du marié. Alors tous les deux entrent dans la maison de la mariée, suivis des gens du cortège.


Ensuite c'est la cérémonie de la coupe des cheveux. D'abord pour la jeune fille, après chez le jeune homme.
Pendant ce temps la musique joue l'air approprié.
Un chanteur et une chanteuse dansent autour de la mariée et du marié donnant de temps en temps un coup de ciseau, les mèches sont placées dans un Kantong, qu'on abandonnera pour se débarrasser des malheurs.

Un moment après la coupe des cheveux, le marié se prosterne pour saluer le soleil. Puis un achar tenant une épée ouvre la marche suivi par les porteurs des fleurs d'aréquier, des plateaux de mets et des desserts. Enfin, le marié avance encadrée par deux garçons qui lui cachent la figure avec des éventails tout en prononçant des formules sacrées par l'achar se dirige vers la maison de la jeune fille. Au bas de l'escalier, le marié est reçu par une fillette, parente de la jeune fille ( ou un garçon), qui lui lave les pieds.

Arrive ensuite l'heure d'inviter la jeune fille à sortir. Un musicien chante l'air d'"écarter les rideaux" à la porte de la chambre de la jeune fille conduit par une femme "chanceuse" vient prendre place à gauche du jeune marié. Le même chanteur danse et chante pour "ouvrir le bay khon" en croisant les bras et termine son chant par les mots "Chay hong !", "Sous hong !", cela veut dire Victoire ! Félicité !, repris trois fois par l'assistance

A ce moment, commandés par l'achar, les mariés se penchent en avant les mains jointes côte à côte sur l'oreiller. L'achar y dépose le sabre et quelque fois le pot à chaux, prononce des formules de bénédiction et prenant quelques gouttes d'eau de la coupe il les asperge.

Ceci fait, l'achar fait asseoir en cercle tout autour des mariés cinq hommes et quatre femmes toujours chanceux et légitimement mariés pour faire tourner les popil. Les popil que l'on se passe de droite à gauche font ainsi 19 tours.
Des trois popil employés porte à son sommet une longue bougie allumée. Chaque personne formant le cercle, après 19 tours guidé par l'achar. Celui-ci rassemble les popil et avec les feuilles de bétel éteint les bougies en soufflant la fumée vers les mariés.

Puis un à un suivant l'ordre, les parents, les oncles, les tantes... nouent des bracelets de fils aux poignets des mariés. Ensuite détachant les deux bouquets de fleurs d'aréquier, l'achar les distribue à toute l 'assistance qui les jettent sur les mariés en formulant des voeux de bonheur.

Toujours sous le commandement de l'achar les mariés se redressent, la jeune fille regagne sa chambre suivi de son mari qui s'accroche à son écharpe.

Après, les mariés reçoivent la bénédiction des bonzes. Enfin, le mariage se termine par le banquet de noce. Les mariés passent à chaque table et offrent des cigarettes aux invités et ceux-ci leur présentent leurs voeux.
# Posté le mercredi 06 août 2008 19:12
Modifié le mercredi 25 mars 2009 09:09

La danse cambodgienne

La danse cambodgienne
La danseuse khmère est une actrice, une mime. Elle représente un personnage de légende. Elle exprime les sentiments et représente les actions que chante le ch½ur. Chaque phrase des chanteuses sollicite un geste ou détermine une attitude de la danseuse, toujours muette. Ces attitudes, ces gestes sont rituels, uniques et se sont transmis de génération en génération sans qu'il en existe une didactique, un modèle écrit et précis."

"Les gestes ne sont pas seulement réglés par l'évolution et la succession des idées qu'ils expriment, ils le sont encore entre eux par un synchronisme absolu. Si la main droite à un moment donné se trouve la paume en avant, à hauteur de la ceinture, la main gauche aussitôt, devra se trouver à une place déterminée par une tradition toute puissante et formelle qui se perd dans le passé."

"Ces gestes aboutissent généralement à une attitude précise, marquée l'espace d'un temps, que le rythme soit lent ou précipité, et abandonnée après être restée juste le temps qu'on la perçoive, qu'on l'admire et qu'on la regrette." (George Groslier)

Une longue initiation est nécessaire pour suivre parfaitement le déroulement d'une légende interprétée par les danseuses khmères. Chaque geste a sa propre signification, elle-même modifiée par les gestes qui suivent ou qui précèdent, ainsi que par les circonstances dans lesquelles il est exécuté. Telle pose de la tête, des bras, des jambes, a sa désignation que vient compléter, atténuer ou nuancer, telle autre pose, tel regard, voire une imperceptible contraction des sourcils.
# Posté le dimanche 03 août 2008 17:06
Modifié le mercredi 25 mars 2009 09:14

SangSeulChèy

Je vous présente une chanson trés romantique.

# Posté le mardi 08 juillet 2008 10:07